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Corée du Sud: la peine de 20 ans de prison contre l'ex-présidente Park confirmée

L'ancienne présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, lors d'une audience au tribunal de Séoul, le 10 octobre 2017.
L'ancienne présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, lors d'une audience au tribunal de Séoul, le 10 octobre 2017. AP - Ahn Young-joon
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Vingt ans de prison ferme et 15 millions de dollars pour l'ancienne présidente sud-coréenne Park Geun-hye, destituée en 2017 à la suite du plus important scandale politique du pays. Près de quatre ans après avoir dû quitter la présidence suite à des faits de corruption et d’abus de pouvoir, le feuilleton judiciaire arrive enfin à son terme.

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Avec notre correspondant à Séoul, Nicolas Rocca

La Cour suprême a rejeté l’appel des procureurs, qui demandaient trente années de prison pour Park Geun-hye. La plus haute juridiction du pays a confirmé le jugement de la Haute Cour de Séoul de juillet dernier : quinze ans de prison ferme pour corruption et cinq supplémentaires pour abus de pouvoir, qui s’ajoutent à deux années d’une condamnation précédente. Au total, vingt-deux ans derrière les barreaux, une sentence symbolique pour Park Geun-hye, au cœur du « Choi Gate », le scandale Choi Soon-sil, du nom de sa confidente.

Cette affaire de corruption a entraîné les plus importantes manifestations de l’histoire de la démocratie sud-coréenne. La très influente meilleure amie de l'ex-présidente avait un pouvoir hors norme sur l’exécutif, et a détourné des dizaines de millions de dollars de donations des conglomérats sud-coréens, les chaebol, par le biais de sa fondation grâce à ses liens avec la présidence.

Grâce présidentielle 

Ce scandale est dans l’opinion publique le symbole des liens forts entre pouvoirs financier et politique. Il semble donc connaître son épilogue ce jeudi 14 janvier. Mais le dossier n’est pas totalement clos, car cette décision de la Cour suprême ouvre la porte à un éventuel pardon présidentiel, appelé de ses vœux par le chef du Parti démocrate au pouvoir.

► À (re)lire : «Le "Choi Gate" fait ressurgir un passé douloureux pour les Sud-Coréens»

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