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Élections en Ouganda: une journée de vote sans incident majeur à Kampala

A Kampala, la plupart des électeurs se sont déplacés aux urnes tôt dans la matinée.
A Kampala, la plupart des électeurs se sont déplacés aux urnes tôt dans la matinée. AP - Jerome Delay
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Quelque 18 millions d'électeurs ougandais étaient appelés ce jeudi 14 janvier à choisir leurs futurs président et députés. Malgré des craintes de débordement, le scrutin s'est déroulé dans le calme à Kampala. 

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Avec notre correspondante à Kampala, Lucie Mouillaud

Kampala n'a pas eu à déplorer d'incident majeur durant cette journée de vote. Si de nombreux bureaux ont ouvert avec plus d'une heure de retard, les électeurs se sont rendus aux urnes dans le calme. La plupart des votants se sont déplacés tôt dans la matinée. Les forces de sécurité étaient déployées à proximité des bureaux, mais dans la ville, les patrouilles étaient moins visibles que ces derniers jours.

Le candidat de l'opposition Bobi Wine a voté sans incident à Magere, au nord de la capitale ougandaise, au milieu d'une large foule qui s'était rassemblée pour l'accueillir. Le président sortant Yoweri Museveni s'est quant à lui rendu dans sa région natale, dans l'ouest du pays.

A lire aussi : Ouganda: Yoweri Museveni, président depuis 35 ans face à Bobi Wine, l'icône de la jeunesse

Les bureaux de Kampala ont fermé peu après 16h. Dans certains, comme celui du théâtre national, un premier décompte a été réalisé devant les observateurs des différents partis. Certains électeurs étaient également restés ou sont revenus pour s'assurer de la transparence du comptage des voix. Les bulletins de vote ont ensuite été envoyés au centre national. La Commission électorale a jusqu'à samedi 16h pour annoncer les résultats.

Il n'y a pas eu de violence car nous sommes restés tranquilles, mais il y a quand même eu des intimidations à certains endroits. Ici, dans ce bureau de vote, tout s'est passé tranquillement. Il y a des gens qui trainent, la police est dans le coin, mais elle n'a arrêté personne, pas comme d'habitude

Témoignages d'électeurs à la fermeture des bureaux de vote

Le blocage des réseaux complique la mission d'observation

Les observateurs internationaux ne sont pas venus cette année, sauf une délégation de l'Union africaine, laissant le plus gros du travail à environ 3 000 observateurs locaux qui eux, ont dû faire face à la coupure d'Internet, un casse-tête pour transmettre leurs observations de terrain, comme l'a expliqué un membre d'une coalition citoyenne.

Certains ont trouvé des moyens pour contourner la panne numérique, comme Henry Muguzi, directeur général d'une organisation de la société civile chargée d'observer le scrutin. « Nous avons dû improviser en passant par la voie du sms ou par téléphone. Les membres de notre organisation ont contacté nos observateurs sur le terrain pour prendre leurs observations: si les bureaux de vote ont ouvert à l'heure, si les matériaux de vote ont été livré à temps, si des incidents majeurs ont été signalés... Cela a pris plus de temps que prévu, mais nous avons réussi à compiler toutes ces données, et publier un rapport. »

Mais la publication des dysfonctionnements, comme ces machines biométriques qui ne marchaient pas car elles dépendent d'Internet ou encore ces bureaux de vote qui ont ouvert en retard n'a pas plu. Henry Muguzi dit avoir été perquisitionné par la police dans son centre de traitement de Kampala et plusieurs membres de son équipe ont été arrêtés. Un scénario également vécu par les observateurs électoraux du chanteur Bobi Wine.

 

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